Cœur et psychisme

étroitement liés

Autor: PARRAINÉ PAR LA FONDATION SUISSE DE CARDIOLOGIE

Une maladie cardiovasculaire aiguë peut déclencher de l’anxiété, de la dépression ou un trouble de stress post-traumatique. A l’inverse, le psychisme exerce également une influence non négligeable sur la santé cardiaque.

Au cours des premières semaines après une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral, les réactions psychologiques sont souvent tout à fait normales. Chez de nombreuses personnes, de tels événements déclenchent des sentiments comme la peur, la tristesse ou l’incertitude. Grâce à la médecine moderne, les troubles physiques sont souvent surmontés plus rapidement que les troubles psychologiques. Les personnes concernées doivent apprendre, étape par étape, à faire face à la nouvelle situation de vie, à leurs inquiétudes et à leurs doutes.

Une thérapie psychocardiologique peut aider à résoudre ce problème. Ce nouveau domaine de la cardiologie repose sur la constatation que le cœur et le psychisme sont directement liés et s’influencent mutuellement. Un bon accompagnement psychologique contribue à un retour plus rapide à une vie quotidienne normale. De nombreux grands hôpitaux proposent des consultations psychologiques spécifiquement destinées aux patients souffrant de maladies cardiovasculaires.

Des conditions de vie insalubres

A l’inverse, il existe toute une série de maladies qui pèsent sur notre psychisme et donc aussi sur notre santé cardiaque. Ces facteurs dits psychosociaux peuvent soit favoriser les maladies cardiovasculaires, soit en aggraver leur évolution. Il s’agit par exemple du stress au travail ou à la maison, d’un manque de soutien social, d’un manque d’engagement social, de pensées négatives, d’une faible résistance au stress, d’une propension à la colère et à l’inquiétude, ou encore d’une charge de travail élevée. Des états émotionnels persistants tels que la dépression, la tristesse, l’impuissance, l’anxiété ou l’épuisement peuvent également mettre à rude épreuve la santé cardiaque.

Le fait de pouvoir parler de ses problèmes avec d’autres personnes concernées, des amis ou des membres de la famille, est souvent une expérience extrêmement positive qui vous donne le courage de repenser votre vie et d’aborder d’éventuels changements de mode de vie ou des thérapies.

Éviter le stress autant que possible

Lorsque les défis deviennent insurmontables, le stress est inévitable. À long terme, le stress a des effets négatifs sur tout notre corps, y compris notre système immunitaire, notre digestion et notre métabolisme. La tension artérielle et le pouls augmentent, ce qui affecte également le cœur. Les personnes qui souffrent de stress adoptent souvent un mode de vie malsain et ne prennent plus le temps de se détendre ou de faire de l’exercice, deux activités qui ont un effet anti-stress.

Voici quelques signes de stress: épuisement, maux de tête, problèmes cardiovasculaires, troubles du sommeil, tension intérieure, irritabilité, agitation, difficultés de concentration ou apathie. Une bonne gestion du stress sous la direction d’un professionnel, ainsi que du repos et de la relaxation, peuvent aider.

Surmonter la dépression

Environ vingt pour cent de tous les patients atteints de maladies cardiovasculaires souffrent de dépression ou d’humeurs dépressives. Cela est dû au fait que les maladies cardiaques entraînent souvent des limitations physiques, rendant impossible la pratique de certaines activités comme avant. Cela provoque un surmenage et un sentiment d’impuissance, mais aussi une perte de joie de vivre et de motivation.

Que peut-on faire à ce sujet? Pratiquer des activités qui nous font du bien et éviter celles qui nous nuisent. L’autoréflexion et l’introspection sont des outils importants à cet égard. Un quotidien structuré avec le temps nécessaire pour se reposer, des contacts sociaux et une activité physique suffisante contribue également à une situation de vie plus positive. Si ces mesures ne s’avèrent pas efficaces, il faut absolument en discuter avec un professionnel de la santé.

Aider à trouver le sommeil

De nombreuses personnes atteintes de maladies cardiaques souffrent de troubles du sommeil. Ces derniers peuvent, entre autres, entraîner une augmentation de la tension artérielle et du rythme cardiaque, ce qui exerce une pression supplémentaire sur le cœur. On reconnaît les troubles du sommeil au fait que, sur une période d’un à deux mois, s’endormir ou se rendormir prend plus de 30 minutes plusieurs fois par semaine. Pendant la journée, vous vous sentez fatigué, épuisé et déconcentré.

Une bonne hygiène de sommeil contribue à un sommeil de meilleure qualité et plus sain. Cela implique de se coucher à des heures régulières et pas trop tardives, de renoncer à la sieste, de ne plus avoir d’activités stimulantes avant de se coucher, d’adopter des rituels de sommeil relaxants et d’éliminer les sources de perturbation telles que la lumière ou le bruit. Ne consommez pas d’alcool, de caféine ou de nicotine à partir de la fin d’après-midi!

Informations complémentaires

La brochure «Cœur et psychique» de la Fondation Suisse de Cardiologie aborde en détail ce sujet passionnant: à commander gratuitement sur www.swissheart.ch/shop

La plateforme Peer de la Fondation Suisse de Cardiologie permet un échange avec d’autres personnes concernées: www.peer.swissheart.ch

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